Au matin se sont rassemblés
Trois petits oiseaux dans les blés.
Ils avaient tant à se dire
Qu'ils parlaient tous à la fois,
Et chacun forçait sa voix.
Ça faisait un tire lire,
Tire lire la ou la.
Un vieux pommier planté là
A trouvé si gai cela
Qu'il s'en est tordu de rire,
Tire lire tire lire,
Qu'il s'en est tordu de rire,
Tire lire la ou la.
Jean Richepin
Ping : La Bip déclame devant les élèves... Pong : Les élèves déclament devant la Bip !
vendredi 7 janvier 2011
jeudi 6 janvier 2011
Le temps des contes
S'il était encore une fois
Nous partirions à l'aventure,
Moi, je serais Robin des Bois,
Et toi, tu mettrais ton armure.
Nous irions sur nos alezans
Animaux de belle prestance,
Nous serions armés jusqu'aux
dents
Parcourant les forêts immenses.
S'il était encore une fois
Vers le château des contes bleus
Je serais le beau-fils du roi
Et toi tu cracherais le feu.
Nous irions trouver Blanche-neige
Dormant dans son cercueil de verre,
Nous pourrions croiser le cortège
De Malbrough revenant de guerre.
S'il était encore une fois
Au balcon de Monsieur Perrault,
Nous irions voir ma Mère l'Oye
Qui me prendrait pour un héros.
Et je dirais à ces gens-là :
Moi qui suis allé dans la lune,
Moi qui vois ce qu'on ne voit pas
Quand la télé le soir s'allume ;
Je vous le dis, vos fées, vos bêtes,
Font encore rêver mes copains
Et mon grand-père le poète
Quand nous marchons main dans la main.
Georges Jean, Les mots d’Apijo, 1980
Nous partirions à l'aventure,
Moi, je serais Robin des Bois,
Et toi, tu mettrais ton armure.
Nous irions sur nos alezans
Animaux de belle prestance,
Nous serions armés jusqu'aux
dents
Parcourant les forêts immenses.
S'il était encore une fois
Vers le château des contes bleus
Je serais le beau-fils du roi
Et toi tu cracherais le feu.
Nous irions trouver Blanche-neige
Dormant dans son cercueil de verre,
Nous pourrions croiser le cortège
De Malbrough revenant de guerre.
S'il était encore une fois
Au balcon de Monsieur Perrault,
Nous irions voir ma Mère l'Oye
Qui me prendrait pour un héros.
Et je dirais à ces gens-là :
Moi qui suis allé dans la lune,
Moi qui vois ce qu'on ne voit pas
Quand la télé le soir s'allume ;
Je vous le dis, vos fées, vos bêtes,
Font encore rêver mes copains
Et mon grand-père le poète
Quand nous marchons main dans la main.
Georges Jean, Les mots d’Apijo, 1980
jeudi 16 décembre 2010
Pour fêter Noël à la maison
Pour fêter Noël à la maison
j'ai décoré mon beau sapin
Une boule par ci
Une boule par là
Une belle guirlande
Et puis voilà !
j'ai décoré mon beau sapin
Une boule par ci
Une boule par là
Une belle guirlande
Et puis voilà !
C'est Noël
C'est Noël, c'est Noël
Le sapin étincelle
Des couleurs, des lumières,
Des cadeaux, des jouets !
Mets tes bottes, Père Noël
Et ton manteau
Mets tes bottes
On t'invite, c'est Noël
Le sapin étincelle
Des couleurs, des lumières,
Des cadeaux, des jouets !
Mets tes bottes, Père Noël
Et ton manteau
Mets tes bottes
On t'invite, c'est Noël
La fée
Une fée légère
Tourne au coin du feu
Un rouet de verre
Un, deux
J'entends le tic-tac
De l'horloge battre
Une chaise craque
Trois, quatre
La chatte se glisse
Sous mon édredon
Et fait son ronron
Cinq, six
J'écoute la fuite
Des souris qui trottent
En petites bottes
Sept, huit
Alors la fée se lève
Sa baguette lisse
Venez jolis rêves
Neuf dix.
Louis Guillaume
Tourne au coin du feu
Un rouet de verre
Un, deux
J'entends le tic-tac
De l'horloge battre
Une chaise craque
Trois, quatre
La chatte se glisse
Sous mon édredon
Et fait son ronron
Cinq, six
J'écoute la fuite
Des souris qui trottent
En petites bottes
Sept, huit
Alors la fée se lève
Sa baguette lisse
Venez jolis rêves
Neuf dix.
Louis Guillaume
« Le petit chaperon vert » CAMI (1884-1958) - Acte 2
La ruse du Petit Chaperon vert.
La scène représente l'intérieur de la maison de la mère-grand.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, couché dans le lit. – Dès que j'ai aperçu le Petit Chaperon vert se diriger vers maison de sa mère-grand, j'ai opéré de la même manière qu'autrefois pour le Petit Chaperon rouge. Je suis arrivé le premier chez la mère-grand. J'ai dévoré rapidement cette vieille dame, j'ai pris sa place dans le lit et j'attends le Petit Chaperon vert, il ne vas pas tarder à heurter à la porte.
LE PETIT CHAPERON VERT, frappant à la porte. - C'est votre fille le Petit Chaperon vert qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, adoucissant sa voix. - Tirez la chevillette et la bobinette cherra. (Le Petit Chaperon vert entre.) - Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher auprès de moi.
LE PETIT CHAPERON VERT, à part. - Ciel ! C'est le loup! Je reconnais la même phrase qu'il prononça jadis pour attirer le Petit Chaperon rouge dans le lit. Le misérable est en train de digérer mère-grand, mais grâce à mon idée, il lui sera impossible de me dévorer.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. -Eh bien, viens-tu te coucher, mon enfant?
LE PETIT CHAPERON VERT, se couchant près du loup. - Me voilà! Oh! mère-grand, que vous avez de grands bras ?
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux t'embrasser, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grandes jambes!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux courir, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux t'écouter, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grands yeux !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux te voir, mon enfant! (A part.) Apprêtons-nous !
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grands bras!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, interloqué. - Mais tu l'as déjà dit, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT, continuant. -Mère-grand, que vous avez de grandes jambes,
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - Mais tu répètes toujours la même chose! Voyons, il y a autre chose à demander, par exemple (Insinuant.) : mère-grand, que vous avez de grandes...
LE PETIT CHAPERON VERT, de grandes oreilles !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - Mais non, de grandes... de grandes... (Très insinuant.) ça commence par un d.
LE PETIT CHAPERON VERT. -... de grandes jambes!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, sautant du lit. – Enfer et damnation ! ! ! Ce Petit Chaperon vert se joue de moi ! Cette rusée petite fille s'obstine à ne pas dire : « Mère-grand, que vous avez de grandes dents! » Alors, naturellement, je ne peux pas sauter sur elle et lui répondre : « C'est pour te manger! » (Avec un soupir de regret.) Ah ! où sont les enfants naïfs et faciles à dévorer d'autrefois ? (Il sort, furieux.)
RIDEAU
« Le Petit Chaperon vert », dans L'Homme à la tête d'épingle,
Société Nouvelle des Editions Pauvert,1972.
La scène représente l'intérieur de la maison de la mère-grand.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, couché dans le lit. – Dès que j'ai aperçu le Petit Chaperon vert se diriger vers maison de sa mère-grand, j'ai opéré de la même manière qu'autrefois pour le Petit Chaperon rouge. Je suis arrivé le premier chez la mère-grand. J'ai dévoré rapidement cette vieille dame, j'ai pris sa place dans le lit et j'attends le Petit Chaperon vert, il ne vas pas tarder à heurter à la porte.
LE PETIT CHAPERON VERT, frappant à la porte. - C'est votre fille le Petit Chaperon vert qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, adoucissant sa voix. - Tirez la chevillette et la bobinette cherra. (Le Petit Chaperon vert entre.) - Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche, et viens te coucher auprès de moi.
LE PETIT CHAPERON VERT, à part. - Ciel ! C'est le loup! Je reconnais la même phrase qu'il prononça jadis pour attirer le Petit Chaperon rouge dans le lit. Le misérable est en train de digérer mère-grand, mais grâce à mon idée, il lui sera impossible de me dévorer.
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. -Eh bien, viens-tu te coucher, mon enfant?
LE PETIT CHAPERON VERT, se couchant près du loup. - Me voilà! Oh! mère-grand, que vous avez de grands bras ?
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux t'embrasser, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grandes jambes!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux courir, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux t'écouter, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grands yeux !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - C'est pour mieux te voir, mon enfant! (A part.) Apprêtons-nous !
LE PETIT CHAPERON VERT. - Mère-grand, que vous avez de grands bras!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, interloqué. - Mais tu l'as déjà dit, mon enfant.
LE PETIT CHAPERON VERT, continuant. -Mère-grand, que vous avez de grandes jambes,
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - Mais tu répètes toujours la même chose! Voyons, il y a autre chose à demander, par exemple (Insinuant.) : mère-grand, que vous avez de grandes...
LE PETIT CHAPERON VERT, de grandes oreilles !
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE. - Mais non, de grandes... de grandes... (Très insinuant.) ça commence par un d.
LE PETIT CHAPERON VERT. -... de grandes jambes!
LE LOUP QUI MANGEA JADIS LE PETIT CHAPERON ROUGE, sautant du lit. – Enfer et damnation ! ! ! Ce Petit Chaperon vert se joue de moi ! Cette rusée petite fille s'obstine à ne pas dire : « Mère-grand, que vous avez de grandes dents! » Alors, naturellement, je ne peux pas sauter sur elle et lui répondre : « C'est pour te manger! » (Avec un soupir de regret.) Ah ! où sont les enfants naïfs et faciles à dévorer d'autrefois ? (Il sort, furieux.)
RIDEAU
« Le Petit Chaperon vert », dans L'Homme à la tête d'épingle,
Société Nouvelle des Editions Pauvert,1972.
« Le petit chaperon vert » CAMI (1884-1958) - Acte 1
PREMIER ACTE
Coïncidences tragiques.
La scène représente l'intérieur d'une maison
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Nous habitons la maison où logeait autrefois le célèbre Petit Chaperon rouge, qui fut mangé par le loup.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. Etrange coïncidence: notre ravissante Petite fille porte avec tant de grâce un petit chapeau vert qu'on l'appelle partout: le Petit Chaperon vert.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Coïncidence plus extraordinaire encore: la mère-grand de notre petite fille demeure au village voisin, comme jadis celle du Petit Chaperon rouge, et pour aller chez elle, il faut traverser la forêt prochaine.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. - Ne dit-on pas aussi que le fameux loup qui dévora le Petit Chaperon rouge et sa grand-mère rôde toujours dans la forêt ?
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Oui, toutes ces coïncidences sont particulièrement troublantes.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. D'autant plus troublantes qu'aujourd'hui même j'ai fait cuire des galettes et...
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT, pâlissant. - Des galettes! C'est affreux! Ah ! Je devine la suite! Tu vas envoyer notre fille le Petit Chaperon vert porter à sa mère-grand une galette ?
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. Oui, une galette et un petit pot de beurre.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. - Un petit pot de beurre ! C'est horrible ! Ce -sont là d'extraordinaires et tragiques coïncidences ! Mais, chut ! voici le Petit Chaperon vert qui revient de l'école.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT, au Petit Chaperon vert. - Va voir comment se porte ta mère-grand. Porte-lui cette galette et ce petit pot de beurre.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT, joyeusement. - Tiens, comme le Petit Chaperon rouge !
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT, avec anxiété. - Comme le Petit Chaperon rouge! Oh ! mon cœur est rempli de sombres pressentiments. Dois-je la laisser partir ?
LE PETIT CHAPERON VERT. - Ne craignez rien, chers parents. Le Petit Chaperon vert est plus rusé que le Petit Chaperon rouge. Si par hasard je trouve le loup dans le lit de mère-grand, il ne pourra pas me dévorer. J'ai une idée.
(Elle part.)
Coïncidences tragiques.
La scène représente l'intérieur d'une maison
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Nous habitons la maison où logeait autrefois le célèbre Petit Chaperon rouge, qui fut mangé par le loup.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. Etrange coïncidence: notre ravissante Petite fille porte avec tant de grâce un petit chapeau vert qu'on l'appelle partout: le Petit Chaperon vert.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Coïncidence plus extraordinaire encore: la mère-grand de notre petite fille demeure au village voisin, comme jadis celle du Petit Chaperon rouge, et pour aller chez elle, il faut traverser la forêt prochaine.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. - Ne dit-on pas aussi que le fameux loup qui dévora le Petit Chaperon rouge et sa grand-mère rôde toujours dans la forêt ?
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. Oui, toutes ces coïncidences sont particulièrement troublantes.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. D'autant plus troublantes qu'aujourd'hui même j'ai fait cuire des galettes et...
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT, pâlissant. - Des galettes! C'est affreux! Ah ! Je devine la suite! Tu vas envoyer notre fille le Petit Chaperon vert porter à sa mère-grand une galette ?
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT. Oui, une galette et un petit pot de beurre.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT. - Un petit pot de beurre ! C'est horrible ! Ce -sont là d'extraordinaires et tragiques coïncidences ! Mais, chut ! voici le Petit Chaperon vert qui revient de l'école.
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT, au Petit Chaperon vert. - Va voir comment se porte ta mère-grand. Porte-lui cette galette et ce petit pot de beurre.
LE PERE DU PETIT CHAPERON VERT, joyeusement. - Tiens, comme le Petit Chaperon rouge !
LA MERE DU PETIT CHAPERON VERT, avec anxiété. - Comme le Petit Chaperon rouge! Oh ! mon cœur est rempli de sombres pressentiments. Dois-je la laisser partir ?
LE PETIT CHAPERON VERT. - Ne craignez rien, chers parents. Le Petit Chaperon vert est plus rusé que le Petit Chaperon rouge. Si par hasard je trouve le loup dans le lit de mère-grand, il ne pourra pas me dévorer. J'ai une idée.
(Elle part.)
En rêve j'ai trouvé...
En rêve j'ai trouvé...
En rêve j'ai trouvé
-Le joli, joli rêve ! -
en rêve j'ai trouvé
la clochette enchantée qui dit la vérité.
En rêve j'ai trouvé
-Etait-ce bien un rêve ? -
en rêve j'ai trouvé
les miettes semées
par le Petit Poucet !
En rêve j'ai trouvé
-L'étrange, étrange rêve ! -
en rêve j'ai trouvé
la citrouille si grosse
qui se change en carosse !
Dans mon plus joli rêve,
au pied d'un blanc perron,
j'ai trouvé, Cendrillon,
ta pantoufle de verre...
Madeleine LEY
En rêve j'ai trouvé
-Le joli, joli rêve ! -
en rêve j'ai trouvé
la clochette enchantée qui dit la vérité.
En rêve j'ai trouvé
-Etait-ce bien un rêve ? -
en rêve j'ai trouvé
les miettes semées
par le Petit Poucet !
En rêve j'ai trouvé
-L'étrange, étrange rêve ! -
en rêve j'ai trouvé
la citrouille si grosse
qui se change en carosse !
Dans mon plus joli rêve,
au pied d'un blanc perron,
j'ai trouvé, Cendrillon,
ta pantoufle de verre...
Madeleine LEY
La rentrée de Poème
C’est un petit mot
Tout propre et tout beau
Qui ne veut ni école
Ni sac sur le dos.
Il préfère les flaques d’eau
Et les feuilles qui volent,
Il préfère les étoiles
Et les bateaux à voiles…
Pourtant les enfants l’aiment
Le petit Poème,
Alors, tout propre et tout beau,
Son sac sur le dos,
Il court sur les cahiers
Des petits écoliers
Christine FAYOLLE
Les 2 sorcières
Deux sorcières en colère
Se battaient pour un balai.
C’est le mien, dit la première,
Je le reconnais !
Pas du tout, répondit l’autre,
Ce balai n’est pas le vôtre,
C’est mon balai préféré,
Il est en poils de sanglier,
Et je tiens à le garder !
Le balai en eut assez,
Alors soudain il s’envola
Et les deux sorcières
Restèrent
Plantées là !
Corinne Albaut
Se battaient pour un balai.
C’est le mien, dit la première,
Je le reconnais !
Pas du tout, répondit l’autre,
Ce balai n’est pas le vôtre,
C’est mon balai préféré,
Il est en poils de sanglier,
Et je tiens à le garder !
Le balai en eut assez,
Alors soudain il s’envola
Et les deux sorcières
Restèrent
Plantées là !
Corinne Albaut
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